Publié le 25 Avril 2017

Si tu savais

Lui dire je t’aime

Ce mot tout proche

De la haine

Elle t’écrirait

Des mots d’amour

Qui rimerait

Avec toujours.

Si tu savais

Lui prendre la main

Pour affronter

Les lendemains

Elle t’écrirait

De doux refrains

Pour éclairer

Tous tes matins.

Si tu savais

Voir dans ses yeux

Son cœur en pleurs

Son âme frileuse

Elle t’écrirait

Une mélodie

Pour faire renaître

Les souvenirs.

Si tu savais lire

Dans sa main

Ligne cassée

Fragile destin

Elle t’écrirait

Une autre histoire

Bulles animées

D’un doux espoir.

Elisa Galam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Inspirée d'un modèle de dessin sur WordPress.com

 

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Rédigé par Elisa Galam

Publié dans #Mes poèmes et mes dessins

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Publié le 17 Avril 2017

Nous avons tous "une petite madeleine de Proust" à raconter. Ces objets, ces odeurs, ces goûts qui nous replongent dans le monde de notre enfance. La mienne n'est pas très originale mais elle m'a laissé sa petite empreinte. Je vous laisse la découvrir ainsi que la petite fille que j'ai dessinée pour l'accompagner.

La cloche venait de sonner. Elle annonçait la fin de la journée. Le brouhaha du cri des enfants dans la cour d’école était assourdissant. Je franchis le grand portail de l’école et me retrouvai dans la rue.

Le soleil me caressait la peau en ce début de printemps. Mon vélo m’attendait à l’autre extrémité du village. Une femme bienveillante acceptait que je le laisse dans sa cour. Je marchais nonchalamment, regardant les passants, écoutant le chant des oiseaux. J’arrivai à hauteur de la boulangerie. Comme à chaque fois, mon regard s’attarda sur ces petites brioches toutes rondes décorées de perles de sucre. Comme elles étaient belles ! Je connaissais leur odeur par cœur. D’ailleurs, rien qu’en fermant les yeux, de délicates effluves me caressaient les narines. Je restai un instant à les regarder. J’aurais tellement aimé pouvoir pénétrer dans ce magasin et acheter cette gourmandise qui me narguait chaque jour.

Je n’avais pas d’argent. A quoi bon insister ! Elle resterait l’objet de ma convoitise.

Je repris mon chemin, après un ultime regard vers la vitrine. J’arrivai devant la maison où m’attendait mon vélo. Je ne devais pas trop m’attarder. Trois longs kilomètres faits de montées m’attendaient. Ensuite, je devais faire mes devoirs et aider à la maison. Mais, ce soir-là, mon esprit ne quittait pas la petite brioche. J’en avais tellement envie.

Cette fois-ci, sans réfléchir plus longtemps, je rebroussai chemin. J’accélérai le pas, je savais à présent que je serais en retard à la maison et que mon retour serait accompagné de reproches et de disputes. Mais qu’importe ! Ma décision était prise et même si mes petites jambes tremblaient, je gloussais à l’idée de ce que j’allais faire.

Les petites brioches me regardaient en silence. Je fis de même, mais je ne restai pas à les observer. Je poussai la porte en la tenant avec mes deux mains. Une clochette accrochée à l’encadrement se mit à sonner. Aussitôt, une jeune femme se présenta devant moi en me demandant ce que je désirais. Une odeur délicieuse me donna un petit frisson.

-         Bonjour madame, je voudrais une petite brioche, s’il vous plaît.

La femme saisit un petit sac et y déposa la brioche tant convoitée. Elle m’offrit son plus joli sourire.

-         Voilà ma petite, ça fera cinquante centimes.

Je savais que je ne pouvais pas la payer. Qu’allais-je pouvoir dire ? Je ne réfléchis que quelques secondes, puis je lui dis d’un air très assuré.

-         Maman viendra vous régler dans la semaine.

Ne se doutant de rien, elle me tendit le petit sac et je quittai l’endroit aussi vite que j’y étais entrée. Je gardai précieusement mon « trésor » et je courrai pour essayer de rattraper le temps perdu. Je récupérai mon vélo, saluant juste la femme qui était à sa fenêtre. Je pris soin de mettre le petit sac dans mon cartable, avant de l’attacher et je pédalai aussi vite que je le pouvais.

J’avais peur des représailles et en même temps, j’étais tellement heureuse de posséder cette petite pâtisserie. Maintenant que j’avais osé franchir ce pas, je voulais absolument la déguster avant mon retour à la maison. Je m’arrêtai donc dans un petit chemin, à l’abri de tous les regards. Je pris mon cartable, l’ouvrit et regardai avec des yeux émerveillés le petit sac. Le temps ne comptait plus pour moi. Je m’assis, les pieds en tailleur, fermai les yeux pour sentir encore une fois ce parfum délicieux. Je pris délicatement la petite brioche, le sucre commençait à fondre et je croquai à pleines dents dans cette gourmandise. Je la dégustai, je la savourai. Je fermai les yeux, me laissant porter par ce goût que je reconnaîtrais encore aujourd’hui.  Puis, je fis une boule du petit papier et le cachai au fond de mon cartable.

Soudain, je pris peur. Quelle heure était-il ? Je ne savais qu’une chose, j’avais conscience de tout ce temps perdu. Je repris mon vélo, pédalai le plus vite possible mais la dernière côte était tellement abrupte, que je dus ralentir mon rythme.

J’aperçus la maison, mon cœur battait très vite. Le chien se mit à aboyer me reconnaissant. Je rangeai mon vélo, rentrai à la maison. Maman devait être en train de travailler dehors car elle ne vint pas à ma rencontre. Je dois dire que cela m’arrangeait, je n’aurais pas à lui fournir d’explications. Quand elle rentra, j’étais à faire mes devoirs. Je courus l’embrasser et elle me serra dans ses bras en me demandant si la journée s’était bien passée.

J’aurais dû dire à maman ce que j’avais fait. Plus les jours passaient, plus le courage me manquait. J’espérais secrètement que la boulangère oublierait que j’étais passée chez elle. Maman y était retournée mais ne m’avait rien dit. Deux semaines plus tard, j’accompagnais maman faire quelques courses. Quand soudain, elle se dirigea vers la boulangerie. Je ne voulais pas l’accompagner. J’essayai de détourner son attention afin qu’elle en oublie d’acheter du pain. Mais en vain ! Je dus faire preuve de courage même si mes petites jambes tremblaient. Maman poussa la porte à son tour. Je reconnus le bruit de la clochette et la jeune femme souriante de la fois précédente.

-         Bonjour madame, vous désirez ?

 

-         Bonjour madame, un pain de quatre livres, s’il vous plaît. 

 

-         Voilà…mais je te reconnais ma petite !

Je devins rouge écarlate, je me sentais si mal à l’aise. Maman, surprise, me fixa, puis regarda la vendeuse sans comprendre ce qu’elle voulait dire.

-         Tu te souviens ? Tu es venue acheter une brioche et tu m’as dit que ta maman viendrait la payer.

Je fis non de la tête, je ne pouvais plus parler, j’avais tellement honte que j’aurais aimé me cacher dans un petit trou de souris. Je voyais quatre yeux me regarder comme si j’avais commis un acte terrible. Je me mis à pleurer, je sanglotai. La vendeuse se sentit très gênée, je pense qu’elle regrettait de me voir dans cet état.

 Maman voulut savoir ce qui s’était passé. Entre deux sanglots, je lui racontai l’histoire de la petite brioche qui me narguait tous les jours quand je passais devant la boulangerie. Elle m’expliqua qu’elle ne m’en voulait pas d’avoir voulu acheter ce gâteau mais que le mensonge était quelque chose qu’elle ne tolérait pas. Il suffisait que je lui dise en rentrant de l’école. Elle s’excusa auprès de la jeune femme qui me fit un sourire et régla l’addition.

Je ne saurais pas dire en quoi consista ma punition, cela, je l’ai oublié. Ce dont je me souviens très bien, c’est qu’à partir de ce moment, à chaque fois qu’une petite brioche me faisait un clin d’œil, soit je l’ignorais, soit je me laissais tenter mais je le disais à maman en rentrant.

Cette histoire aussi insignifiante soit-elle m’a marquée. Mes enfants la connaissent et je la raconterai avec plaisir à mes petits-enfants.

Elisa Galam

 

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Rédigé par Elisa Galam

Publié dans #Mes récits et nouvelles

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Publié le 15 Avril 2017

J’ai lu dans ton regard

L’abîme du désespoir

Le voile de l’espérance

Perdu dans le silence.

Où est cette étincelle

L’étoile de ton ciel

Qui éclairait ton sourire

Comme un soleil poétique.

Regarde-moi

Souris-moi

Lève le mystère

Qui emprisonne tes rêves

Lève ton secret

Et laisse entrer la paix.

 

Elisa Galam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Inspirée d'un modèle de dessin sur Google.com

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Rédigé par Elisa Galam

Publié dans #Mes poèmes et mes dessins

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Publié le 10 Avril 2017

PETITE BULLE

Bulle

D'un soir

Bulle

D'espoir

Tu rêves

De magie

Tu rêves

D'une nuit

Où la douceur

Caressera

Ton corps

Où le bonheur

T'enveloppera

Encore.

Laisse

Ces rubans

Virevolter

Laisse

Ces rubans

Dessiner

Les mots

De ton cœur

L'antre

De ton bonheur.

 

Elisa Galam

 

 

Inspirée en partie d'un modèle de dessin sur etsy.com

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Rédigé par Elisa Galam

Publié dans #Mes poèmes et mes dessins

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Publié le 27 Mars 2017

Arbre de vie

Aux racines

Enfouies

Arbre insolite

Aux pouvoirs

Magiques

Tu habites

Les âmes

Tu médites

Sans drame

Tu offres

L’énergie

L’homme,

Tu nourris

De ta richesse

Sans maille

De ta noblesse

Sans faille.

Près de toi

Je m’assois

J’écoute

Le silence

J’écoute

Avec patience

Le conte

Choisi

L’histoire

De ma vie.

La sagesse

Est ta force

Le respect,

Ton mot d’ordre

Pour nous porter

Sans faiblesse

Avec légèreté

Vers la lumière.

 

Elisa Galam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Modèle de dessin inspiré en partie sur Paint nite

 

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Rédigé par Elisa Galam

Publié dans #Mes poèmes et mes dessins

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Publié le 24 Mars 2017

Elle marche

Miss Lilas

Sans un regard

Elle s’en va.

A petits pas

En silence

Avec grâce

Elle avance.

Ses rêves

Tourbillonnent

Ses pensées

S’envolent

Vers son bien-aimé

Qu’elle va retrouver.

Elle se fait

Discrète

Elle se veut

Inquiète

L’aime-t-il

Vraiment

Réel ou futile

Sentiment.

Son cœur

Se serre

Son cœur

Accélère

La cadence

Des émotions

Le silence

De la passion.

 

Elisa Galam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Modèle du dessin enregistré sur Oasis Fashion

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Rédigé par Elisa Galam

Publié dans #Mes poèmes et mes dessins

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Publié le 15 Mars 2017

Un ciel rouge et sombre

Présage de fin du monde

Les oiseaux ne chantent plus

Les papillons ne volent plus

Quelques ombres se profilent

L’horizon devient hostile

La peur s’est installée

Dans tous les foyers.

Silence troublant

Attente pesante

Le temps semble s’arrêter

Instants de vie, figés.

Puis, un bruit sourd

Le vent est de retour

La pluie, déchaînée

Gifle les visages

De ceux qui ont osé

Défier sa venue probable.

La tempête fait rage

Détruit tout sur son passage

Les arbres se sont couchés

Trop faibles pour résister

Les vagues s’écrasent

Sur les rochers sauvages

Les toits s’envolent

La peur survole

Les hommes, impuissants

Face à ce déferlement.

Un calme indicible

Des visages fermés

Découvrent accablés

Une vision d’apocalypse.

Cœurs brisés

Ames dévastées

Larmes de rage

Larmes de désespoir.

Ce nom prédestiné

Dont tu t’es fait l’allié

Etre le Dieu du ciel

Régner sur notre planète.

De tes volontés

Dépend l’humanité

De tes colères

Dépend notre terre

De tes caprices

Dépendent des vies.

Tu n’as pas à être fier

De ce pouvoir suprême

Toi que l’on a baptisé « Zeus ».

Elisa Galam

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Rédigé par Elisa Galam

Publié dans #Mes poèmes

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Publié le 10 Mars 2017

L'envie d'écrire...jusqu'à présent, les mots s'étaient imposés comme ma principale passion. Mais, grâce à une amie Elo Bibie qui m'a incitée et encouragée à dessiner, je vous présente mon premier dessin qu'elle a baptisée "Lumière".

Regarde devant toi

Ne te retourne pas

Avance pas à pas

Vers ce jardin, là-bas

Où les fleurs et lilas

Fleurissent pour toi.

Un jour viendra

Où tu rencontreras

Celui qui te chantera

Une douce sérénade

Celui qui te contera

L'histoire de deux âmes

celui qui marchera

Chaque jour, dans tes pas

Celui qui t'aimera

Un peu plus, chaque soir

Alors, tu renaîtras

En femme lumière

Belle et éternelle.

Elisa Galam

 

 

 

 

Modèle du dessin enregistré sur beautydis.com

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Rédigé par Elisa Galam

Publié dans #Mes poèmes et mes dessins

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Publié le 6 Mars 2017

Dans le ciel

Des perles de pluie

Se réveillent

D’un sommeil alangui

Perle de pluie

Du ciel, tu jaillis

Dans la lumière

D’un jour d’hiver

Tu caresses

Avec délicatesse

Le feuillage

Sans ombrage

Tu parfumes

De milliers de bulles

Le paysage

Devenu sauvage

Et tu danses

Avec élégance

Avant de te poser

Avec subtilité.

 

Elisa GalamPerle de pluie

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Rédigé par Elisa Galam

Publié dans #Mes poèmes

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Publié le 27 Février 2017

Un petit deuxième... A quoi vous fait-il penser?

Elisa Galam

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Rédigé par Elisa Galam

Publié dans #Mes dessins abstraits

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